Trousseau familial

La vie est très cloisonnée dans les familles quant aux tâches à accomplir :

    * aux hommes et aux garçons les gros travaux des champs, des jardins, des bois et des bâtiments,
    * aux femmes et aux filles les tâches ménagères, les enfants, la basse-cour, la lessive, le linge, l’aide aux moissons et à la fenaison et la prise en charge des anciens,
   * aux anciens qui ne peuvent plus accomplir de travaux difficiles de s’occuper des jeunes enfants, de « faire du petit bois », de tresser des paniers, de tricoter et coudre, … .

bebe01Chaque fille, à son mariage, doit posséder un trousseau qu’elle va « enrichir » au fil des évènements de la vie (naissances, décès) et du travail de chacune des femmes de la communauté.

Les tissus les plus utilisés pour l’habillement sont : le lin ou le coton, le velours à grosses ou petites côtes, le drap et les tricots, le plus souvent de laine. On teignait ces laines avec des colorants naturels.

broderie01deacoudre01Les femmes et les filles se doivent de savoir coudre, broder, raccommoder, couper, monter … pour le travail du trousseau. Il faut avoir des camisoles, des chemises, des cottes, du linge de maison, des draps, des édredons, du linge de toilette, … pour garnir « honnêtement » l’armoire de la maison. Il faut aussi, très régulièrement, ravauder, recoudre les boutons, consolider, … car tout ce qui fragilise l’habit est réparé immédiatement pour éviter de le voir s’abimer prématurément ! BroderieOn ne jette pas ce qui peut encore être porté. On refait tout ce qui est usagé, on l’utilise à d’autres choses, on passe aux plus jeunes ce qui vient des aînés, on détricote, on nettoie et on retricote … On ne gaspille pas !

broderie02Quand les femmes âgées ne savent plus faire les tâches lourdes (aller aux champs, au bois, faire la lessive, …) elles restent à la maison et cousent, brodent, tricotent.

A la veillée, après le souper, les femmes et les filles brodent, cousent, travaillent au crochet ou tricotent pour entretenir le linge, le transformer quand les enfants grandissent, constituer le trousseau avant le mariage, broder les initiales en bas de certains habits, sur les nappes et les draps, …

On achète les aiguilles, le fil, les tissus sur les marchés ou à des colporteurs qui apporteront un jour des images de mode qui amèneront l’habit à évoluer et à passer de celui que portaient les « Ramounis » des années 1850 à celui qui est le nôtre aujourd’hui.

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